A partir du 08 Février 2012
Mr. Seffadj Zine Eddine
Les Almoravides descendent du groupe berbère des Sanhadja. Au XIe siècle, sous l'influence de Abdallah Ibn Yasin, un guide spirituel, ils établirent un ribat à l'embouchure du fleuve Sénégal, d'où ils partirent conquérir des territoires en Afrique (Soudan). Ce n'est que sous Youssef Ibn Tachfin (r. 1061-1106), le fondateur de Marrakech en 1062, que les Almoravides traversèrent le détroit de Gibraltar pour soutenir la ville de Tolède assiégée par Alphonse VI de Castille. Après la bataille de Zallaqa, qu'ils remportèrent sur les chrétiens, les Almoravides s'emparèrent peu à peu d'al-Andalus. Leur sultanat, qui reconnaissait la souveraineté des califes Abbassides mit fin à la période des Taifas, sauf à Saragosse.
Les Almohades, étymologiquement "ceux qui exaltent l'unicité de Dieu", arrivèrent sur la scène en 1130. Leur fondateur, Ibn Toumert, se proclama Mahdi, qui conquit rapidement le Maroc et Marrakech dont ils firent leur capitale. En 1145, ils commencèrent à s'emparer du royaume d'al-Andalus, et firent de Séville leur seconde capitale. Elle connut cependant une cour brillante, abritant des savants comme Ibn Rushd, plus connu sous le nom d'Averroès, et le médecin Ibn Tufayl.
En Algérie, et dans tout le Maghreb c'est la Grande mosquée de Tlemcen, la Grande mosquée de Nedroma et la Grande Mosquée d'Alger qui subsistent, c'est parmi les plus beaux ouvrages de la dynastie almoravide. La Grande mosquée de Nedroma autour de laquelle s'ouvre un vieux Bain mauresque d'un millénaire construit par la même dynastie almoravide, présente de grandes similitudes avec celle de Tlemcen et Cordoue.
La période almohade représente l’age d’or de la civilisation islamique du Maghreb. En effet, jamais auparavant, l’économie, les arts et les lettres, n’avaient atteint un tel degré de prospérité.