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Revue de presse

10 Mars 2011
Troupe régionale de Mascara
La pièce "Alf tahiyya li Arfiya" très applaudie à Tlemcen

Midi Libre

La pièce "Alf tahiyya li Arfiya" de la troupe du théâtre régional de Mascara a été longuement ovationnée par le nombreux public qui a assisté dans la soirée de mardi à Tlemcen à sa première représentation coïncidant avec la célébration de la journée internationale de la femme. La pièce, adaptée par M’hamed Benguettaf directeur du Théâtre national algérien du texte "Mille hourras pour une gueuse" de Mohamed Dib, raconte l’histoire d’une femme "Arfiya" qui a vécu les périodes coloniale et post coloniale et qui tente d’analyser les crises multiformes que vit le pays dans différents domaines. A travers sa propre lecture des événements et différentes situations, Arfiya par sa force de caractère et son expérience cumulée au fil des années incite à réfléchir sur la meilleure manière d’édifier le pays et d’éradiquer la culture de l’oubli. Le rôle de Arfiya a été magistralement interprété par la comédienne Warda Sayam qui a épaté le public présent. Au côté de cette artiste à l’avenir prometteur, le chevronné comédien Mohamed Adhar du Théâtre régional d’Oran a confirmé, quant à lui, une fois de plus, tout son talent et son expérience dans l’art de la planche. Le metteur en scène Missoum Laaroussi s’est dit à la fin de la représentation "très fier" de ses 26 comédiens et satisfait du comportement de l’ensemble de sa troupe qui a "durement travaillé" pendant plus de six semaines pour monter cette œuvre théâtrale qui rend hommage au grand écrivain algérien Mohamed Dib. "Nous n’avions pas assez de temps pour nous préparer et ça n’a pas été toujours facile de travailler mais je pense qu’à la fin, l’on peut dire que le théâtre de Mascara peut se targuer d’avoir une troupe talentueuse", s’est-il félicité. Cette pièce qui va être jouée durant trois jours à Tlemcen sillonnera ensuite plusieurs wilayas limitrophes, a-t-on indiqué. Le département théâtre de la manifestation "Tlemcen, capitale de la culture islamique de l’année 2011" prévoit la présentation de 19 pièces de théâtre tout au long de cette année, dont la première a été présentée la semaine dernière.


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Jeudi 10 Mars 2011

TLEMCEN, CAPITALE DE LA CULTURE ISLAMIQUE
GÉNÉRALE DE LA PIÈCE “ALEF TAHIA LIARFIA”

Par : B. Abdelmadjid
Liberté
Dans le cadre de la manifestation “Tlemcen, capitale de la culture islamique”, la pièce Alef tahia liarfia, adaptée du roman de Mohamed Dib, paru en 1960, Mille hourras pour une gueuse, a été présentée mardi à la maison de la Culture Abdelkader-Alloula par la troupe du Théâtre régional de Mascara dans une mise en scène de Laroussi Missoum, un ancien de l’École d’art dramatique de Bordj El-Kiffan. Comme nous le confirme Kamel Bendimered, auteur et critique de théâtre, cette pièce, présentée pour la première fois en Algérie, a été précédemment montée à Avignon, en France en 1977. Elle devait être adaptée par le TNA en 1980 pour une tournée en Algérie, mais le projet fut abandonné à cause d’un problème de droit d’auteur que M’Hamed Benguetaf, actuel directeur du TNA, n’a pu régler à l’époque. Parmi les 24 comédiens présents sur scène, Ouarda Saïm, dans la peau de Arfia, et dans l’environnement carnaval qui associe drame et dérision, a su tirer son épingle du jeu, par sa prestance corporelle et son lyrisme fougueux, forçant ainsi le public à lui réserver à chaque fin des cinq tableaux des ovations alors que la pièce en elle-même, qui est une traduction quasi intégrale du texte de Dib, pèche souvent par une lourdeur dans les dialogues et des répliques qui compliquent la compréhension du message qu’a voulu véhiculer Laroussi. La jeune Saïm Ouarda qui a été formée à la grande école d’Ali Abdoune (El-Afsa) a déjà brillamment campé des rôles principaux dans de nombreuses pièces, dont Lune de miel, Rencontre avec, Barque en forêt. Une autre spécialiste du théâtre, Guermat Fatma, titulaire d’un magistère décroché sur le thème “De la danse du roi à mille hourras pour une gueuse : problématique de l’écriture chez Mohammed Dib”, souligne que “Arfia, le personnage principal de la pièce théâtrale, raconte, dans son monologue, la guerre et évoque les souvenirs de ses trois amis : Slim, Bassel et Nemiche, dévorés par la montagne. Ces personnages ressuscitent sur scène pour faire du récit une réalité vécue et vue. Puis, ils disparaissent, cédant la place aux personnages du présent”. Babanag, à la quête d’une mère, se colle à Arfia et fait d’elle, comme d’autres, une comédienne d’un petit théâtre qui se joue dans la rue pendant la nuit. Babanag distribue les rôles, Arfia aura celui d’une vieille femme qui rencontrera sur son chemin l’érudit Wassem, attendant l’ouverture du portail du grand Chadly. Ces deux comédiens deviennent plus tard des spectateurs de scènettes portant chacune un thème. Le fameux érudit disparaît, Arfia sera arrêtée pour le meurtre de Babanag, mais sera relâchée pour folie. Nous assistons à “un théâtre dans le théâtre”.

 

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Mardi 08 Mars 2011

TLEMCEN, CAPITALE DE LA CULTURE ISLAMIQUE
Le théâtre se connecte à son public

Par : B. Abdelmadjid
Liberté
Le théâtre se connecte à son public à la faveur de la manifestation Tlemcen, capitale de la culture islamique. C’est ce que l’on tenterait d’affirmer au vu de la relance annoncée de l’activité théâtrale qui sera marquée, durant l’année 2011, par la présentation pour la première fois depuis des lustres de pas moins de 19 pièces, en majorité inédites, qui seront jouées chacune 30 fois à travers tout le pays, soit au total 570 spectacles.
Ce programme ferait jalouser le plus ambitieux des festivals du théâtre dans la région du Maghreb ou de la Méditerranée. Dans ce contexte, le docteur Noual Brahim, directeur artistique du Théâtre national algérien, estime que “l’histoire de notre pays est très riche et nous voulons partager cette richesse marquée par l’œuvre de personnalités historiques et figures marquantes de ce patrimoine immatériel et matériel avec les différents publics”. Et d’ajouter : “Notre intérêt aussi c’est d’aller à la rencontre du public et des amateurs de théâtre, le mot amateur n’est pas péjoratif, il s’agit d’amoureux du théâtre. L’essentiel ce n’est pas de creuser un fossé entre les professionnels et les amateurs, mais au contraire de contribuer à mettre en valeur un espace convivial, fécond qui permettrait aux intellectuels de Tlemcen, aux intervenants et aux acteurs de la vie théâtrale de participer activement à cette symbiose.” M. Noual a également souligné qu’ “il y aura des moments de réflexion, des moments de formation et des moments de partage dans les productions théâtrales car nous comptons sur la participation de tous”.
“En plus, le ministère de la Culture a mis tous les moyens à la disposition des jeunes, des amateurs et des professionnels. Les objectifs c’est qu’ il y ait un théâtre régional à Tlemcen après 2011. Comme nous l’avons précisé en 2007, cette dynamique a engendré de nouvelles approches, des mécanismes pour que le théâtre soit en symbiose avec la société, avec la possibilité pour les jeunes d’exprimer leurs aspirations en déterminant eux-mêmes leurs programmes, en élaborant eux-mêmes leurs propres activités ou leurs actions théâtrales.” Après avoir rappelé l’ouverture des théâtres régionaux de Guelma, Skikda, Oum El Bouaghi et Mascara, que les projets vont aller, bien sûr, au-delà du chiffre de 20 ou de 30, M. Noual a mis en évidence le fait que “le théâtre devrait être social au sens de l’ouverture afin qu’il y ait des mécanismes pour que sa fonction culturelle et pédagogique retienne l’attention non seulement des décideurs mais aussi des participants, non seulement des comédiens, des techniciens, mais des critiques et des scénographes. Toute cette professionnalisation de l’activité artistique est importante pour nous car nous sommes là pour accompagner et non pas pour imposer”

 

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Mardi 08 Mars 2011

Adaptation d’un roman de Mohamed Dib
Mille hourras pour une gueuse sur les planches à Tlemcen

La Tribune
De notre correspondant à Tlemcen
Amira Bensabeur

Alf tahia li aarfia, une adaptation de la pièce Mille hourras pour une gueuse de l’auteur algérien Mohamed Dib, sera présentée, aujourd’hui, à Tlemcen. La pièce théâtrale réalisée par Laroussi Missoum, du théâtre de Mascara, est inscrite au programme de la manifestation «Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011».Lors d’une conférence de presse animée au CIP, dimanche dernier, le réalisateur a indiqué que la pièce en question, la seule qu’ait écrite Mohamed Dib, est le moyen le plus efficace pour démontrer le réel sans détourner l’auteur de son premier objectif qui est aussi sa première inspiration, l’histoire de l’Algérie. En effet, son œuvre porte en elle les séquelles d’une longue et douloureuse colonisation. Elle raconte l’angoisse d’un monde où l’homme est contraint de se réfugier dans la folie pour échapper à celle qui l’entoure.L’adaptation du roman Mille hourras pour une gueuse représente une organisation semblable à celle du texte romanesque, mais avec des changements repérables. Le texte intercale deux temps, celui de la guerre et celui d’après-indépendance, ainsi que deux expressions, celle du drame vécu par les personnages et celle de la dérision. Tout comme dans le roman, les héros de la pièce n’ont plus de place dans ce monde, ils sont reniés et rejetés par l’histoire même.Arfia, le personnage principal, raconte dans son monologue la guerre et évoque les souvenirs de ses trois amis qu’elle ressuscite sur scène pour faire du récit une réalité vécue et vue. Puis, ils redisparaissent, cédant la place aux personnages du présent. Babanag, à la quête d’une mère, se colle à Arfia et fait d’elle, comme d’autres, une comédienne d’un petit théâtre qui se joue, de nuit, dans la rue. Arfia aura le rôle d’une vieille femme qui rencontrera sur son chemin l’érudit Ouassem… Le savant disparaît, Arfia sera arrêtée pour le meurtre de Babanag, mais sera relâchée par la suite pour folie. C’est une pièce, selon le réalisateur, qui évoque toute la souffrance d’un peuple. Elle relate la vie sociale, économique, politique, etc.Arfia raconte sans cesse, et en détail, les souvenirs du maquis, reprenant mot à mot le discours de ses amis. Cette femme semble être trop attachée à son passé, elle nie le présent, ou, peut-être, est-ce le présent qui la nie ?Babanag semble être conscient de ce qui attend Arfia. Il sait déjà que sa voix ne trouvera guère d’oreille qui sauront
l’entendre et la comprendre, ni d’esprit qui puisse percevoir ce qu’elle raconte… Il est à noter que Mohammed Dib est l’écrivain algérien de langue française qui, depuis 1950, s’est frayé un chemin par ses écrits qui s’inscrivent dans différents genres, allant de la poésie, aux nouvelles, aux romans jusqu’au théâtre.Son œuvre, en prise directe sur l’histoire, occupe une place majeure dans la production maghrébine de langue française, non seulement par son importance quantitative, mais surtout par sa puissance et son originalité. Elle est l’expression artistique d’une sensibilité et d’un imaginaire très personnels et tout à fait fascinants. Avec son parcours, l’écriture dibienne revêt une autre forme, passant d’une description réaliste de l’histoire, à l’usage de symboles pour dire la vérité. En effet, son œuvre porte en elle les séquelles d’une longue et douloureuse colonisation.


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Jeudi 03 Mars 2011

Programme théâtral de «Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011»
Moudawanat el manchoud donne le coup d’envoi des représentations

La Tribune
Synthèse de Sihem Ammour

Le coup d’envoi des représentations théâtrales entrant dans le cadre de la manifestation «Tlemcen, capitale de la culture islamique de l’année 2011», a été donné mardi dernier sur les planches de la maison de la culture «Abdelkader-Alloula» avec la représentation de la pièce intitulée Moudawanat el manchoud beyna el mawjoud wel mafkoud du regretté dramaturge irakien Kacem Mohamed qui a disparu il y a une année et qui l’avait mise en scène à Alger dans le cadre de la manifestation de 2007. Afin de lui rendre hommage, Haidar Benhoucine, Fadel Abbas et Brahim Djaballah qui ont reproduit la pièce ont tenu à respecter sa mise en scène et sa scénographie. «Admirablement interprétée en langue arabe académique par près de 60 comédiens du TNA, qui ont merveilleusement subjugué le public tlemcénien, cette pièce a donné un avant-goût assez relevé de ce qui va suivre dans le programme théâtral de la manifestation», a souligné l’APS.S’inscrivant dans l’esprit de la manifestation, la pièce relate le parcours de l’érudit et homme de lettres et soufi «Abou Hayyane ettawhidi» qui vécut à Baghdad dans la souffrance et la tragédie au point de brûler tous ses livres, pensant que «le mot» n’a aucun poids dans une société de misère dont il ne peut changer l’âme. Après avoir brûlé ses livres et après la disparition de son ami «Eldjirahi», un autre savant mort dans une misère extrême, Abou Hayyane décida de se ranger du côté de son peuple contre l’occupant. Il effectuera un bond qui le mènera vers l’avant et qui devint vite un acte qui se transforma à son tour en une révolution pour aboutir à une prise de conscience générale.Par ailleurs, le parcours et l’œuvre du célèbre écrivain algérien Mohamed Dib ont été, dimanche dernier, au centre de la rencontre de l’espace littéraire «Echos de plumes» animé par le journaliste écrivain Abderrazak Boukebba depuis cinq ans au TNA, qui s’est exceptionnellement déplacé à Tlemcen à l’occasion de la manifestation, a également souligné à l’APS Feth Nour Benbrahim, directeur de la communication du département théâtre, ajoutant qu’«il était important de rendre hommage à l’un des plus grands écrivains algériens, natif de la capitale des Zianides, en revisitant son parcours et ses œuvres en compagnie de la présidente de la Fondation Mohamed Dib. D’autant plus que le département théâtre a tenu également à lui rendre hommage à travers le montage de deux pièces théâtrales : Mille hourras pour une gueuse et Au café Romana». Il est à souligner que la représentation de Mille hourras pour une gueuse du Théâtre régional de Mascara sera donnée les 8, 9 et 10 mars et que les représentations d’«Au café Romana» de la coopérative théâtrale «L’Astuce» de Tlemcen se dérouleront les 15 et 16 mars prochains. Pour rappel, 19 pièces théâtrales seront produites par le Théâtre national algérien (TNA), les théâtres régionaux ainsi que par des coopératives indépendantes dans le cadre de la manifestation «Tlemcen, capitale de la culture islamique de l’année 2011». Les générales de ces pièces seront données dans la ville de Tlemcen qui comptera trois représentations suivies de cinq dans les wilayas limitrophes et de vingt-deux dans le reste du pays.

 









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