De Juillet à Décembre 2011
Lakhdar Drias
La kalâa des Béni hammad, l’un des vestiges de la civilisation musulmane tombée en ruine, est à la fois une forteresse de renommée et un joyau architectural de type islamique.
Nul palais musulman du XIe siècle ne fut aussi bien évoqué avec détaille et précision en décrivant les principes des canons artistiques de Baghdâd et du Caire, dont de magnifiques mosaïques, de belles faïences, un raffinement dans les sculptures sur plâtre, stalactites de terre émaillée, un beau décor végétal stylisé, et une ornementation géométrique des plus belles.
Les Zirides ; connus pour leur position envers les Hammadides, et leur indépendance essayèrent de réagir mais en vain. Ni Hammad, ni El Moizz ne réussirent et durent se résigner au fait accompli.
La kalâa était une des villes les plus connues et forte de l’Afrique du nord, symbolisant la prospérité ; et l’opulence de la dynastie Hammadide et qui devient par la suite la capitale des berbères Hammadides, vite abandonnée sous la menace des Banou Hilal en 1090, et détruite sous le règne des Almohades en 1152.